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Shining

Les lames de cutter reprennent la configuration du labyrinthe tel que décrit par le plan et la maquette dans le film Shining (qui ne coïncide pas avec le labyrinthe dans lequel sont jouées les scènes du film). La représentation se veut ici symbolique, elliptique, réduite aux lignes directrices qui posent le parcours que forment les haies dans le labyrinthe. Quand l’épaisseur des haies renforcent dans le film la sensation de s’enfoncer dans la profondeur du labyrinthe, le dessin s’attache plus spécifiquement à la scène de poursuite finale qui a marqué l’imaginaire collectif : l’acier tranchant de la hache, la texture réfléchissante de la neige. Le titre Shining est ici pris au pied de la lettre, sans mysticisme.

Les lames de cutter qui composent ces dessins d’espaces architecturaux contiennent la possibilité de rompre avec l’image : conçues pour fendre le papier, elles entament ici le dessin par leur matérialité, s’imprégnant de la lumière et des teintes alentour. Plane par nécessité, la lame qui n’est pas destinée à se poser et être ‘lue’ sur le même plan que la surface qu’elle serait supposée couper vient, par son inclinaison, convoquer la perspective dans l’espace de la 2D.

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